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Un jour dans le rêve Arriba la piedra

Pierre Riba est né en ardèche.

Les massifs volcaniques et les reliefs schisteux découpés en lanières par le ruissellement des rivières, les paysages arrondis, érodés par le temps et les coulées volcaniques ont marqué l’artiste aussi sûrement que les pierres levées et les grands arbres rencontrés dans l’enfance.
De ses origines cévenoles il a gardé l’esprit de concision et de synthèse, et de la sériciculture (élevage du vers à soie), lég. familial, une proximité avec le fil, la trame, le cocon, la pelote.


Après les Beaux Arts à Lyon et Paris, il a été dessinateur, paysagiste, architecte, illustrateur, restaurateur de vieilles pierres, autant de métiers qui ont aiguisé sa perception des volumes et leur organisation dans l’espace.

Depuis de nombreuses années cet artiste qui pense en volume réalise des sculptures et reliefs muraux par assemblage de cartons, bois, métal et cordes. La technique est minutieuse et le processus infiniment lent. Armé de ses cutters, il découpe, ploie, courbe, plisse, assemble et colle ses formes étagées constituées de lamelles de carton d’emballage rigidifiées par l’application de résine et ensuite polies à la cire d’abeille.
Depuis sa première rencontre avec le carton pour des décors de théâtre, Riba n’a cessé de tester et d’explorer les résistances et les propriétés et de ce matériau universellement employé et disponible.

Empruntant les processus du design écolo et ceux de l’art modeste, récupération, recyclage, détournement d’un matériau pauvre, Riba élève le banal carton d’emballage au rang des matériaux nobles traditionnellement dévolus à la sculpture. Mais si la sacralisation du banal n’est pas le but premier, le carton n’en est pas moins le moyen et le prétexte d’une pensée organisatrice.
Chez Riba, la taille et la construction par contiguïté des couches et l’alternance de leurs rapports et proportions ordonnance le chaos. Les ruptures et les décalages opérés dans ce millefeuille suggèrent un axe, le support quasi invisible à partir duquel se développent les rythmes dictés par l’alternance du plein et du vide, de l’ombre et de la lumière.

Que ce soit dans les Masques, totems, boucliers, mégalithes, origamis, pelotes, cocons ou dans les sculptures plus abstraites, le langage formel vise à un essentiel, au signe emblématique. Dans ce sens son travail présente des affinités avec l’art néolithique, l’art des Cyclades et les arts premiers. « Je veux aller vers l’essentiel, la sobriété, la simplification des formes.» la chromie est de même restreinte, le brut du carton couleur sable, le noir de la poudre de graphite plus rarement le blanc.

Dans sa recherche de la forme parfaite, Riba interroge les symboles naturels (pierre, arbre, métaux…) ou abstraits (formes géométriques, rythme) dont la nature suggère à la fois l’idée de séparation et de réunion. Si le cercle, l’ovale ou la sphère expriment cette coïncidence des
opposés la pierre remplit une mission d’intercesseur entre le ciel et la terre, analogue à celle de l’ange.
Ce vocabulaire minimaliste investit par la symbolique restitue un réel dont l’ambiguïté est mis en évidence par le jeux du décalage plastique. Reliefs muraux et sculpture en ronde bosse jouent sur un effet de masse et de pesanteur contrebalancé par la fragilité et la légèreté du matériau travaillé sur le principe de la trame. Les sculptures affranchies de l’emprise du bloc et souvent du socle, réunissent dans un même objet le statique et le dynamique, le pesant et l’aérien, le terrestre et le céleste.

« Par des volumes simples, une architecture géométrique rigoureuse, un assemblage minutieux, les constructions parfaitement maitrisées de Riba sont des supports qui invitent à la méditation et au dépassement du formel, de l’apparence ».

Aujourd’hui Riba vit et travaille dans le gard et le nord de l’Espagne. Ses oeuvres sont présentes dans des collections publiques et privées (France, Allemagne, angleterre, Belgique, Espagne, Portugal, suisse, Usa…
En 2006 il réalise des bronzes« Gueules cassées » et « Gueule d’ange » « Hamlet ».
Suivront 3 autres bronzes « le prophète », « la rencontre », « el puerto del sol » dont l’étrange patine restitue la matière de la roche volcanique.

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